Jappeloup

Publié le 21 Mars 2013

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Jappeloup

 

 

réalisé par Christian Duguay

 

13 mars 2013

 

2h10

 

scénario : Guillaume Canet d'après l'oeuvre de Karine Devilder

 

musique : Clinton Shorter

 

 

 

 

Le film suit le parcours de Pierre Durand et Jappeloup, sa monture "petit modèle", de leurs premiers pas aux JO de Séoul. Ils devront apprendre à s'apprivoiser pour réaliser le rêve d'une vie...

 

     

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Le véritable Pierre Durand, qui explique que l'histoire est très librement inspirée de sa vie sans remettre en cause la qualité du film, et Jappeloup.

 

 

 

 

  Je pourrais vous parler du mariage, une fois encore heureux, entre sport et cinéma. Je pourrais vous parler des magnifiques plans lors des compétitions. Je pourrais vous parler des quelques longueurs. Mais si Jappeloup m'a tant touchée, c'est parce qu'il est avant tout l’histoire d’un homme. Le titre est en cela trompeur. Si Pierre Durand est resté pendant longtemps dans l'ombre de sa monture, le Jappeloup de Duguay ne s'intéresse pas tant au cheval qu'au cavalier. Un cavalier qui n'a pas toujours été un champion, qui a dû souffrir pour arriver au sommet. Un homme, privilégié parce qu’il a eu tous les choix, mais qui a dû se battre contre ses propres démons : le doute, l'orgueil, le refus de se remettre en question. Assumer ses décisions n'est jamais chose aisée.

 

  Ne vous attachez pas aux premières minutes, nécessaires mais trop rapides pour qu'on les capture. Le portrait psychologique qui suit est remarquablement étoffé et sincère, ne masquant ni faiblesses, ni défauts ou mauvaise-foi, et rappelant la hargne, le travail et l'abnégation de Pierre Durand. Le film démocratise ainsi un sport dont on oublie qu’il se pratique avant tout dans la sueur et une dépendance de chaque instant entre le cavalier et sa monture, et où la victoire n’est qu’un éclat éphémère. Les acteurs, unis par cette passion du monde équestre, nous transmettent ce respect et cet amour de l’animal et du sport par leur naturel et leur implication totale.

 

  Si les milieux sportif et équestre sont omniprésents, le film convient tout à fait aux néophytes, qui sauront se retrouver dans ce qui reste d’abord l’histoire d’une vie. La relation de Pierre Durand avec son père est tout aussi importante (sinon plus) que celle qu’il entretient avec Jappeloup. Elle apporte au cavalier humanité et profondeur, et permet de comprendre ses incertitudes et ses contradictions. Daniel Auteuil est bouleversant, une véritable lumière ; quant à Guillaume Canet, magistral, il est habité par une histoire qui lui rappelle un peu la sienne et qu’il a lui-même adaptée. Son interprétation, sincère et franche, n’en est que plus poignante.

 

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Rédigé par Captain Mel

Publié dans #Cinéma

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