Rideau ! (enfin presque)

Publié le 27 Février 2013

Deux pièces à voir avant qu’elles ne referment définitivement le rideau :

 

 

 http://cdn-premiere.ladmedia.fr/var/premiere/storage/images/theatre/salle-de-spectacle/spectacle/le-cercle-de-craie-caucasien-3472698/63021642-23-fre-FR/Le-Cercle-de-craie-caucasien.jpg  ¤ Le cercle de craie caucasien au Théâtre 13 - texte de Bertold Brecht, mise en scène de Fabian Chappuis.

Une pièce à voir rien que pour l’énergie faramineuse de tous les acteurs, qui habitent véritablement leurs personnages, avec en tête Stéphanie Labbé (Groucha), bouleversante. Une histoire profonde, guidée par l’épopée d’une mère de substitution qui obtient par le mérite son statut de mère véritable, jusqu’à dominer le pouvoir du sang. Et en filigrane, une réflexion sur la justice, sur l’absurdité de la guerre, et un débat qui rejoint l’histoire qui se joue devant nos yeux : du souvenir de la terre ou de sa mise en valeur, qui l’emportera ? Une pièce qui mérite d’être relue pour ses différents niveaux de lecture, mais qui mérite avant tout d’être vue parce qu’elle incarne tout ce que le théâtre peut apporter : de l’énergie pure, des larmes, des sourires, la peur, la joie, la colère et le rire, l’horreur et la beauté mêlée, l’admiration. La vie en quelque sorte.

   

ATTENTION, dernières représentations vendredi 1, samedi 2 et dimanche 3 mars !

 

 

http://pic.billetreduc.fr/n180/vz-1fc58359-0fc2-43c4-96b7-6778379621e9.jpeg   ¤  La Souricière au Théâtre du petit Gymnase - texte d’Agatha Christie, mise en scène de Florence Fakhimi

Le talent d’Agatha Christie ne déçoit pas quant au suspense et à la tension dramatique qui dure jusqu’à la dernière minute, mais la reconstitution fidèle et élégante des années 1950, l’énergie des comédiens (et leur talent à nous insuffler le doute jusqu’au bout quant à leurs véritables identités) et enfin l’utilisation adroite de la musique dans l’ambiance particulière de la petite salle du Gymnase, dans les soubassements du théâtre, font de ce moment un vrai plaisir coupable, captivant votre esprit pendant presque 2h jusqu’à la révélation finale. Un divertissement raffiné et joyeusement macabre : qui n’a jamais rêvé de voir prendre vie sous ses yeux une histoire de la reine du crime ? Et quel plaisir à la sortie de faire partie du cercle (plus ou moins) fermé des gardiens du secret de La Souricière, pièce écrite pour être jouée, dont la fin ne doit être révélée sous aucun prétexte…

N’allez pas sur Wikipédia qui a le malheur de briser cette tradition qui aura duré plusieurs décennies. A Londres, la pièce n’a jamais quitté l’affiche depuis 1952 ; profitez de cette opportunité de la découvrir en France ! Le crime se joue encore les dimanches 17 et le 31 mars à 16h.

Rédigé par Captain Mel

Publié dans #Théâtre

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