Mon Festival de Cannes - jour 10

Publié le 24 Mai 2013

The Guardian - Jeremy Renner, James Gray et Marion Cotillard ont migré à Cannes

The Guardian - Jeremy Renner, James Gray et Marion Cotillard ont migré à Cannes

 

Jour 1 - mercredi 15 mai

 

Jour 2 - jeudi 16 mai

 

Jour 3 - vendredi 17 mai

 

Jour 4 - samedi 18 mai

 

Jour 5 - dimanche 19 mai

 

Jour 6 - lundi 20 mai

 

Jour 7 - mardi 21 mai

 

Jour 8 - mercredi 22 mai

 

Jour 9 - jeudi 23 mai

 

 

 

Jour 10 - vendredi 24 mai

 

10h35 : découverte du programme du jour. The Immigrant, nouvelle réalisation très attendue de James Gray (qui a également mis à contribution ses talents de scénariste pour Blood Ties de Guillaume Canet), semble prendre le chemin du drame, à la fois historique et psychologique. Ewa (Marion Cotillard), jeune polonaise fraichement arrivée dans le New-York des années 20, doit se prostituer pour sauver sa sœur malade : elle est soumise à l’emprise de Bruno (Joaquin Phoenix), mais un magicien (Jeremy Renner) tente de la libérer… Outre le casting, l’intrigue et son contexte semblent faire de The Immigrant le prétendant idéal pour me faire découvrir James Gray, dont on vante le génie et dont j’attends beaucoup des qualités de portraitiste.

 

Film cast - Photocall - The Immigrant © FDC / F. Lachaume

 

 

© FDC / F. Lachaume (deuxième photo : James Gray et Marion Cotillard - ci-dessus : Jeremy Renner)

 

 

Egalement en compétition aujourd'hui, un film français se déroulant dans les Cévennes du XVIe siècle, Michael Kohlhaas d'Arnaud des Pallières qui conte l’histoire d’un homme victime d’une injustice et qui fera tout pour la réparer. A la fois film historique et récit de vengeance, il met en scène Mads Mikkelsen, Prix d’interprétation l’année dernière pour La Chasse, et la jeune Mélusine Mayance, épatante révélation d’Elle s’appelait Sarah.

 

 

© FDC / G. Thierry (ci-dessus : Mads Mikkelsen, Prix d'Interprétation du Festival de Cannes 2012)

 

 

 

17h18la petite histoire d'un grand festival. Les premières idées d'un Festival International du film (il ne prendra officiellement le nom de Festival de Cannes qu'en 2002) naissent à la fin des années 1930, dans le but de rivaliser avec la Mostra de Venise, premier festival international de cinéma. Il devait apporter à la France le même prestige que la Mostra à l'Italie, puis la création du Festival de Cannes prit une tournure plus politique, la Mostra subissant des pressions des gouvernements fascistes.

Le premier Festival de Cannes, initalement prévu en 1939, se déroula en septembre 1946. Tous les films ou presque repartent avec un prix ; en 1949, pour la première fois, un seul film est sacré : le Troisième Homme de Carol Reed. La récompense suprême est alors le Grand Prix, auquel succède la Palme d'Or en 1955 - le Grand Prix restant toujours au palmarès.

Le Festival ne cesse d'évoluer pour promouvoir et diffuser le cinéma international et les films de tous bords.

En 1959, le Festival se professionnalise avec la création du Marché du Film.

En 1962 et 1969, deux sections parallèles sont ajoutées : la Semaine de la Critique et la Quinzaine des Réalisateurs. 

En 1972, les films auparavant sélectionnés par leur pays d'origine sont désormais uniquement choisis par un comité dépendant du Festival.

En 1978, l'arrivée de Gilles Jacob à la tête du Festival coïncide avec la création d'Un Certain Regard et de la Caméra d'Or, et 20 ans plus tard, c'est la Cinéfondation qui voit le jour.

Aujourd'hui, ce ne sont pas moins de 16 prix qui sont remis à des courts et longs métrages pendant le Festival, sans compter les récompenses honorifiques, et les sélections non compétitives mais qui offrent une visibilité à des films peu connus, ou qui permettent de redécouvrir des grands classiques. Voilà pourquoi on parle du Festival de Cannes comme de la grande fête du cinéma.

 

 

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18h14 : le premier palamarès est tombé. Le Jury de la Cinéfondation, présidée cette année par Jane Campion, "a décerné les prix à l’unanimité et souhaite féliciter les réalisateurs et réalisatrices pour l’excellence et la maturité de leur expression cinématographique".

Ces prix les voici :

 

CINEFONDATION :

 

Premier Prix : Needle de Anahita Ghazvinizadeh

 

Deuxième Prix : En attendant le dégel de Sarah Hirtt

 

Troisième Prix (ex-aequo) : In the Fishbowl de Tudor Cristian Jurgiu et Pandas de Matúš Vizar.

 

 

En plus du montant non négligeable qui accompagne ces prix, le Premier Prix a l'assurance de voir son premier long-métrage projeté à Cannes.

 

Anahita Ghazvinizadeh - Palmarès Cinéfondation - Remise de Prix © FDC / L. Otto-Bruc

© FDC / L. Otto-Bruc - Anahita Ghazvinizadeh, Premier Prix de la Cinéfondation

 

 

 

 

19h12 : au Grand Journal ce soir... Alma Jodorowsky pour La Vie d'Adèle et Mads Mikkelsen pour Michael Kohlhaas.

L'acteur danois, calme et maîtrisé, s'est engagé dans le film pour son côté extrême, que ce soit au niveau de l'intrigue, du réalisateur ou du personnage - ce n'est pas pour rien qu'on le surnome Mad Mads. Il a appris le français et l'équitation pour le rôle. 

L'équipe du Grand Journal passe à La Vie d'Adèle, qui fait bien l'unanimité dans la presse, et a été très applaudi lors de sa projection hier. Alma Jodorowsky confirme que "dans l'énergie [du tournage], on sentait que ça allait être quelque chose d'exceptionnel".

 

 

 

19h25 : les montées des marches.

 

The Immigrant marque le deuxième tapis rouge pour Marion Cotillard après Blood Ties, cette fois-ci en compagnie de James Gray (pour qui Cannes est le centre du monde du cinéma) et Jeremy Renner mais sans Joaquin Phoenix.

 

James Gray, Marion Cotillard et Jeremy Renner - Montée des marches - The Immigrant © AFP

 

Marion Cotillard - Montée des marches - The Immigrant © AFP

© AFP

 

 

Et celle de Michael Kohlhaas, avec notamment Arnaud de Pallières, Amira Casar, Delphine Chuillot, Denis Lavant, Mads Mikkelsen, Hanne Jakobsen, Mélusine Mayance, Roxane Duran...

 

Equipe du film - Montée des marches - Michael Kohlhaas © AFP

 

Mads Mikkelsen, Hanne Jakobsen et Delphine Chuillot - Montée des marches - Michael Kohlhaas © AFP

© AFP (ci-dessus : Delphine Chuillot, Mads Mikkeslen et Hanne Jakobsen)

 

 

 

19h28 : Mads Mikkelsen a quitté le plateau ; Yolande Moreau et Lio prennent sa place pour parler d'Henri, "tragicomédie" réalisée par Yolande Moreau et qui fait la clôture de la Quinzaine des Réalisateurs. Réalisatrice qui préfère parler de ressemblances plutôt que de différences pour ce pauvre Henri "un peu alcoolique, un peu à côté de la plaque et un peu éteint" et Rosette, son aide à handicap léger. Il est question aussi de la communication, même sans mots, plus simple qu'elle en a l'air et qui peut rassembler.

S'ensuit un extrait du film, où Yolande Moreau dévide une tirade un brin absurde mais amusante, beau travail d'écriture (au final logique malgré les détours) et d'actrice (sans essoufflement !)  :

 

 

 

 

19h36 : le dernier Palmomètre de ce Festival ! Il manquera donc La Vénus à la fourrure de Roman Polanski et Only Lovers Left Alive de Jim Jarmush, deux outsiders potentiels... Bilan demain, en attendant il reste deux films à noter :

 

¤ The Immigrant (de James Gray) : 5,7/10

Comme souvent, le film ne suscite pas l'unanimité. On retient : le "too much" des acteurs et de l'esthétique" d'un film "classique" et "peu crédible" d'un côté, un film "bien joué, puissant et passionnant" voire "sidérant" d'un cinéaste "prodigieux"  de l'autre côté. A chacun de se ranger dans le clan des hantés ou  des déçus.

 

¤ Michael Kohlhaas (d'Arnaud des Pallières) : 5,4/10

Bonne surprise des critiques. On retient : un "western magnifique", "suprenant, sublime, fascinant et magique" quoiqu'un peu "compliqué et cérémonieux" mais avec un Mads Mikkelsen "à couper le souffle" ; on parle de Prix du Jury bien que le film laisse un peu "partagé".

 

Et  la palme du 23 mai est attribuée à... La Vie d'Adèle !

 

 

 

 

20h03 : la suite du Grand Journal spéciale Grand Prix de Monaco, avec le pilote Jean-Eric Vergne, et les spécialistes de Formule 1 de Canal + Thomas Sénécal et Margot Laffite. On quitte la bulle de Cannes peu à peu...

Rédigé par Captain Mel

Publié dans #Cinéma, #Festival de Cannes

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