Mon Festival de Cannes - jour 5

Publié le 19 Mai 2013

Oscar Isaac, Justin Timberlake et Garrett Hedlund : splendides têtes d'affiche d'Inside Llewyn Davis

Oscar Isaac, Justin Timberlake et Garrett Hedlund : splendides têtes d'affiche d'Inside Llewyn Davis

 

Jour 1 - mercredi 15 mai

 

Jour 2 - jeudi 16 mai

 

Jour 3 - vendredi 17 mai

 

Jour 4 - samedi 18 mai

 

 

 

Jour 5 - dimanche 19 mai

 

14h00 : je découvre le programme du jour. Un thriller horrifique, Borgman, d'Alex Van Warmerdam et surtout, le dernier-né des frères Coen, Inside Llewyn Davis, que je m'empresse de rajouter dans les films à découvrir lors de leur sortie. Il suit Llewyn Davis, personnage fictif inspiré de Dave Van Ronk, chanteur folk des années 60 qui enseigna à Bob Dylan. Mais Llewyn (tout comme Dave) ne connaît pas le même parcours que son élève, l'errance et les refus caractérisant son quotidien. La bande-annonce, qui a été dévoilée il y a quelques jours, mêle désillutions, absurde, ironie et douceur des couleurs sépias et de la musique folk. Si je suis déjà prête à faire le voyage dans la vie de ce chanteur un peu perdu, c'est que : 1) T. Bone Burnett, qui a pris part à la grande réussite de Crazy Heart (The Weary Kind est une merveille dont je ne me lasse pas), participe à la bande-originale. - 2) Le casting est plus qu'alléchant : Carey Mulligan (dont c'est décidément l'année cannoise - mais c'est mérité), Justin Timberlake (qui a gagné ses gallons d'acteur), John Goodman, Oscar Isaac et Garrett Hedlund. La montée des marches promet d'être somptueuse. - 3) J'ai (re)découvert les frères Coen il y a peu, mais avec un coup de coeur : True Grit. - 4) Parce que je suis dans ma période Gatsby, j'entrevois dans la bande-annonce des thèmes qui peuvent s'y rapporter : la mélancolie d'un rêve non réalisé, la fausse candeur de Llewyn Davis, et la beauté qui surgit au détour d'une chanson, fugace mais intense. Et bien sûr, la présence de Carey Mulligan, brune, plus mordante, mais toujours aussi fulgurante. Plus que 6 mois à attendre...

 

© FDC / T. Delange

 

© FDC / L. Otto-Bruc (Garrett Hedlund, Justin Timberlake et Carey Mulligan lors de la conférence de presse)

 

© FDC / T. Delange (Garrett Hedlund, ou ma photo plaisir personnel)

 

 

La bande annonce d'Inside Llewyn Davis - sortie le 6 novembre 2013

 

 

 

14h46 : je profite de ce jour de repos (quoique les révisions de ma deuxième semaine de partiel m'appellent de plus en plus fort...) pour rappeler, à une semaine de la cérémonie de clôture, le palmarès du Festival de Cannes 2012.

 

EN COMPETITION :

 

Palme d'Or : Amour de Michael Haneke (unaniment salué par la presse et le public et grand favori) 

 

Grand Prix : Reality de Matteo Garrone

 

Prix du Jury : La Part des Anges de Ken Loach (un petit bijou écossais)

 

Prix de la mise en scène : Carlos Reygadas pour Post Tenebras Lux

 

Prix du scénario : Cristian Mungiu (membre du jury cette année) pour Au-delà des collines

 

Prix d'interprétation féminine : ex-aequo Cristina Flutur et Cosmina Stratan dans Au-delà des collines

 

Prix d'interprétation masculine : Mads Mikkelsen dans La Chasse (de Thomas Vinterberg - président d'Un Certain Regard cette année)

 

Palme d'Or du court métrage : Silencieux de L.Rezan Yesilbas

 

 

UN CERTAIN REGARD :

 

Mention spéciale : Enfants de Sarajevo de Aida Begic

 

Prix d'interprétation féminine : ex-aequo Emilie Dequenne dans A perdre la raison (de Joachim Lafosse) et Suzanne Clément dans Laurence Anyways (de Xavier Dolan)

 

Prix spécial du Jury : Le Grand soir de Gustave Kervern et Benoît Delépine

 

Prix Un Certain Regard : Despuès de Lucia de Michel Franco

 

 

CAMERA D'OR :

 

Caméra d'Or : Les Bêtes du Sud Sauvage de Benh Zeitlin (que j'ai malheureusement raté lors de sa sortie en salle, mais que je verrais le plus tôt possible)

 

 

CINEFONDATION :

 

Premier Prix : En Chemin de Taisia Igumentseva

 

Deuxième Prix : Abigail de Matthew James Reilly

 

Troisième Prix : Les Hôtes de Miguel Angel Moulet

 

 

 

19h10 : de nouveau, pas de Grand Journal, mais cette fois-ci, c'est normal : le dimanche, la case horaire est réservée au Canal Football Club. Qu'importe, en fouinant un peu, je découvre Le Cercle, dont j'ai déjà entendu parler mais que je n'ai jamais regardé. (Bien) présenté par Frédéric Beigbeder, ce numéro donne la parole à des critiques et réalisateurs, dont les points de vue et attentes dans le cinéma très différents sont intéressants pour alimenter les débats. Ils présentent les films cannois qu'ils attendent particulièrement, le problème étant que l'émission a été tournée lundi et que certains films ont déjà été diffusés et jugés. Mais ils me remettent en mémoire les films de la semaine prochaine, notamment le Jim Jarmusch, Only Lovers Left Alive, et le James Gray, The Immigrant. Et ceux qui m'intéressent moins à titre personnel mais dont je connais le potentiel cannois : Only God Forgives de Nicolas Winding Refn, Ma Vie avec Liberace de Steven Soderbergh et La Vénus à la fourrure de Roman Polanski.

 

Après avoir commencé l'émission avec des critiques du Passé (majoritairement positives, soulignant la réflexion fine sur la condition humaine et la grande maîtrise du film), on passe à Mud, dont j'attends beaucoup  mais que je n'ai pas encore eu l'occasion de voir. Le film divise, mais je retiens le côté film d'apprentissage à hauteur d'enfant, trop explicite pour certains et trop versé dans les "grands sentiments", en un mot familial, ce qui, personnellement, me plaît beaucoup si le portrait des deux enfants est authentique et sincère. J'apprécie également la place importante que semble avoir le fleuve Mississippi. Trois coeurs au Jackpot, comme pour Le Passé. On lui trouve d'illustres parrains : Terrence Malick et Steven Spielberg (dommage qu'il n'ait pas été présenté à Cannes cette année), et Beigbeder, qui voit en Mud un des meilleurs film de l'année, en fait une équation : Nuit du Chasseur + Bête du Sud Sauvage x Moonrise Kingdom. Je les connais tous et souhaitent les voir, ce qui est plutôt bon signe.

 

Enfin, je découvre grâce à Mr. Beigbeder que le thème du Festival de Cannes provient du morceau Aquarium du Carnaval des Animaux de Camille de Saint-Saens (c'est toujours bon à savoir).

 

 

21h20 : les deux tapis rouges sont désormais terminés, en voici les photos.

 

Celle de Borgman d'abord.

 

© AFP

 

 

Et comme promis, l'équipe d'Inside Llewyn Davis nous régale de sa fraîcheur et sa classe !

 

 

© AFP

 

 

22h02 : pour finir, Cannes Classics reçoit une Reine Margot restaurée et enrichie (en salles l'année prochaine pour célébrer le 20e anniversaire de sa sortie), accompagnée par une partie de l'équipe originale du film (Vincent Perez, Daniel Auteuil... Thomas Langmann représentant son père, Claude Berri), mais sans Isabelle Adjani. Grande fresque historique centrée sur la Reine Marguerite de Valois, de son mariage avec Henri de Navarre à la Saint Barthélémy, La Reine Margot, réalisé par Patrice Chéreau, a reçu le Prix du Jury au Festival de Cannes 1994 ainsi que le Prix d'interprétation féminine pour Virna Lisi. Sans l'avoir vu, j'en ai beaucoup entendu parler, d'une part parce qu'il est le film emblématique de la Saint Barthélémy, mais aussi parce qu'il a offert à Isabelle Adjani un de ses plus beaux rôles. Un véritable classique, que je découvrirai peut-être sur grand écran l'année prochaine.

 

 

© AFP

Rédigé par Captain Mel

Publié dans #Cinéma, #Festival de Cannes

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